Autour du Stabat Mater

Dimanche dernier, j’ai exercé mon métier de chanteuse dans une oeuvre que j’aime énormément. J’ai eu envie de vous faire partager comme une sorte de parcours en image pour vous raconter un peu ce concert, concert dont je vous livre un extrait si vous voulez vous imprégner de l’oeuvre en regardant les images. Bon, ce n’est pas moi qui chante, mais comme les histoires de droits ne sont pas plus simple en musique qu’en image, je pense que vous comprendrez…

La dernière fois que j’ai chanté cette oeuvre, en 2012, c’était dans ce lieu. Vous pourrez constater que mon lieu de travail était tout de même très agréable.

Cloitre de St Nizier sous Charlieu (1)

Cloître de St Nizier sous Charlieu

J’aime énormément chanter dans les églises; il s’ajoute pour moi, au plaisir de chanter de la belle musique, celui du jeu de la voix, du son avec les voûtes. Cela s’apparente énormément, je trouve, à celui que l’on peut avoir avec la lumière en photographie au-delà même du sujet que l’on photographie. C’est une démarche très semblable et comme il existe des lumières « difficiles », il y a aussi des acoustiques moins aisées à faire sonner que d’autres. Dimanche, c’était un très beau lieu de résonance.

Avant de répéter, j’ai toujours aimé m’approprier le lieu en m’y promenant un peu. C’est une façon personnelle à la fois de me concentrer et en même temps de nourrir mon imaginaire; la musique sacrée nécessite également beaucoup d’expressivité, au delà de toute opinion ou croyance personnelle vis à vis de la foi, de la religion. Il me semble toujours pouvoir être plus touchante quand l’église m’a « parlé ».

Le Stabat Mater évoque la souffrance de Marie lors de la crucifixion de son fils Jésus-Christ. C’est donc naturellement que j’ai cherché ses représentations dans l’église. Elle n’était pas représentée dans la souffrance.

Marie

Pas très loin, devant un vitrail, un lustre se cachait et se détachait à la fois. J’ai vraiment aimé ce mystère, cette superposition, entre ombre et lumière. Je trouvais qu’elle allait bien avec l’oeuvre que j’allais chanter.

Vitrail 1

Il y avait dans ce lieu des endroits extrêmements décorés, et d’autres où le passé avait quelques hésitations: j’ai été touchée par cela.

plafondMur

Plus loin, la lumière s’amusait à décorer le lieu: c’était très beau. Je me suis en sentie en difficulté pour faire des photos car je commençais à être dans ma musique. C’est comme si mon oeil devenait de plus en plus intérieur, la musique prend alors de plus en plus de place. Je n’aime pas trop faire de photos dans cet état, il me semble peu propice à réussir réellement une ou des images. Quand je me prépare à chanter, je me prépare à être entendue, certes, mais aussi, en tant que soliste, à être centre de l’attention du regard. En photographie, c’est une démarche très différente: le photographe va se faire passe muraille, se fondre afin d’être ignoré, oublié. Je vous livre néanmoins ces images qui ont nourrit mon imaginaire cependant lors du concert.

Reflet 1Reflet 2 Reflet 3 Reflet caché

Plus loin, alors que je finissais mon tour, j’ai croisé cette trace sculptée d’une tombe, vision étonnante dans une église…

tête de mort

Et puis ce vitrail m’a plu pour son côté « histoire de la région »: et oui, comme je n’en suis pas originaire, j’aime bien apprendre des choses sur le Forez.

Vitrail 2

Enfin, une sculpture semblait me convier à me préparer désormais à chanter de façon imminente.

le boudeur

Je suis revenue vers mes partenaires musiciens, et, un peu plus tard, la générale a commencé.

répétition

12 réflexions sur “Autour du Stabat Mater

  1. Bonjour Cécile !
    Tes photos se passent de commentaire tant, je trouve, on y perçoit la musique et surtout l’émotion qu’elle dégage. C’est une magnifique promenade extrêmement intimiste à laquelle tu nous a conviés aujourd’hui et saches que j’y ai pris un plaisir immense !! Merci !!!

    • J’avoue que j’ai fait cet article sans réelle conviction de parvenir à faire sentir mon imaginaire, je suis très agréablement surpris de constater que quelque chose a été tangible. C’était vraiment expérimental. 🙂

  2. Ces photos sont tout bonnement superbes, et en lien parfait avec l’oeuvre, qui est elle-même un grand chef d’oeuvre. Merci pour ce beau cadeau.

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