Retour de stage et bonne surprise…

Il y a 3 semaines, j’ai fait un stage photo d’une journée, une initiation au mode M.

  • Pourquoi ai-je décidé de faire un stage?

Et bien parce que je rencontre des limites dans ce que j’arrive à faire, et que j’avais besoin d’aide pour aller plus loin, tout simplement.

  • Ce stage a-t-il répondu à mon attente?

Oui, tout à fait. Il m’a ouvert des portes et m’a permis de clairement comprendre et pouvoir analyser par exemple pourquoi une grande partie de mes photos réalisées en Bretagne en août dernier sont ratées. J’ai également appris une certaine méthodologie. J’ai pu expérimenter aussi une plus grande précision de réglages avec mon boîtier avant de prendre une photo, ce qui donne une autre place au post-traitement.

  • Ce stage a-t-il ouvert d’autres portes dans mon univers personnel?

Absolument.

  • Au final, est ce que j’utiliserai toujours le mode M? 

Je ne pense pas, mais si j’en ai besoin, maintenant, je peux…

Rien n’est jamais perdu tant qu’il reste quelque chose à trouver

(Pierre Dac)

Que m’en reste-t-il à ce jour?

D’abord, désormais, si je regarde mes Exifs, je les comprends. Alors que jusqu’alors… c’était juste des chiffres. Je suis donc en mesure de mieux pouvoir analyser mes photos et tirer des conclusions de cela.

Ensuite, j’ai de meilleures infos pour comprendre ce que je peux attendre d’un boîtier. Et pour moi qui suis une très jeune photographe et pas du tout branchée technologie, c’est très intéressant. Surtout que depuis quelque temps je songe à évoluer dans mon matériel.

J’ai découvert des ouvertures que je n’utilisais jamais, parce que je ne me rendais pas compte de l’usage que je pouvais en faire, ce qui me donne une plus grande palette pour jouer, et m’a permis en même temps de découvrir la richesse de certains de mes objectifs… mais également que mon GF1 avait 2 tâches sur son capteur qui ne sont a priori pas des poussières, et qu’on ne veut pas me nettoyer (il semblerait que nettoyer un hybride est bien plus galère que nettoyer un capteur de Réflex). Heureusement mon 2ème boîtier hybride E-PL2 lui, est intact.

La bonne surprise

J’ai découvert une autre façon de faire de la photo. En effet, je pratique toujours la photo à main levée, mon oeil étant à l’affut, recherchant un quelque chose qui m’accroche et me fasse déclencher la photo: je suis donc très souvent sur un rythme rapide. Mais j’étais venue au stage avec mon trépied (acheté l’an dernier avec une idée derrière la tête et qui roupille depuis comme la belle au bois dormant car je n’ai pas eu le temps depuis de travailler mon idée).

Quelques temps plus tard, je suis partie avec mon trépied et mon matériel photo en fin de journée afin de pratiquer ce que j’avais appris. Je suis allée près d’un lac proche de chez moi, un endroit où il est toujours possible de faire une jolie photo de reflet, au pire… je me suis posée, j’ai installé mon matériel, et j’ai regardé autour de moi si un « évènement » se passait. A part quelques personnes faisant du jogging, rien de bien folichon… j’ai quand même pu m’amuser à jouer avec la vitesse, ce que j’aime beaucoup faire.

La seule qui ai un peu d'intérêt...

La seule photo de l’épisode « jogging »  qui est un peu intéressante…

Assez vite je me suis lassée et j’ai préféré me mettre en bord de lac pour faire des photos de paysage. Une idée en entraînant une autre, comme il faisait doux, je me suis dit que j’allais photographier les changements de couleurs pendant que le soir tombe. Et c’est là que j’ai vécu une autre façon de faire de la photo. Au lieu d’être en mode « à l’affût », j’ai été juste là, à déguster le moment, à regarder la lumière se transformer, les odeurs, les bruits du lieu changer. Sans vraiment me préoccuper du sujet, je voulais juste faire des essais en mode M, voir ce que ça donnerait une photo à f11-f16, en vitesse lente, avec mon filtre gris (acheté avec mon trépied).

19h09

19h09

19h42

19h42

19h57

19h57

20h04

20h04

20h08

20h08

Mon oeil s’est ouvert d’une autre façon, par ce rythme plus lent; bien sûr, les photos de ce jour ne sont pas impérissables (et en plus j’ai dû les retoucher pour ôter les tâches… grrr) mais l’expérience a été marquante et m’a permis de trouver un autre plaisir de faire de la photo, une autre façon de penser mon image, de la finaliser (quasi pas de post-traitement). Nécessairement, cela ouvre à d’autres imaginaires, d’autres horizons, d’autres projets, d’autres envies. Je pense que c’est un espace de création très intéressant.

Est ce à dire que ce que j’ai appris lors de ce stage remplace mes premières orientations, mes premiers choix? Que je ne vais désormais plus faire que de la photographie manuelle avec trépied? Bien sur que non, il ne s’agit pas ici d’être dans le tout ou rien, de changer radicalement ma façon de faire: ce serait renier ce que j’ai déjà appris. Mais j’ai désormais d’autres outils qui me permettent de pouvoir explorer d’autres émotions, d’autres expressions et c’est cela qui me satisfait.

Et la semaine dernière, j’ai trouvé sur le blog d’Anne Jutras un article qui définissait pas mal mon expérience : Comment pratiquer la photographie zen. Il m’a semblé que cela ressemblait beaucoup à ce que j’avais vécu intérieurement.

Cela vous parle-t-il? Qu’en pensez-vous?

Au plaisir de vous lire, à très bientôt.

37 réflexions sur “Retour de stage et bonne surprise…

  1. Je trouve ton article très intéressant parce qu’il peut également s’appliquer à un type de photographie habituellement plutôt rapide, où on a tendance d’être tout le temps à l’affût: je veux parler de la photographie de rue. Dans un tel type de photographie, pour être « Zen », il faudrait appliquer la méthode qui consiste à choisir un bel arrière-plan et attendre qu’un sujet intéressant rentre dans le cadre. Perso, je n’y arrive pas très bien. Je ne crois pas manquer de patience, ce serait plutôt du au fait que le sujet doit s’imposer à moi par son attitude, son esthétique ou l’histoire qu’il dégage à mes yeux à un moment donné, n’importe quand, n’importe où. Je ne peux pour l’instant appliquer une attitude contemplative à ce niveau.

    • Je me suis posée la question justement en ce qui concerne la photo de rue car je sais que cela est possible en photo urbaine dans certains cas. En tout cas, sur la longueur, je suis curieuse de voir si faire des photos en « mode zen » ou « à l’affût » crée des atmosphères différentes. 😀 Merci de ta contribution à cet article Pixel.

  2. J’allais dire la même chose que pixel à propos de la photo de rue. Ton expérience est vraiment intéressante. Pour ma part, si la photo m’a appris une chose, c’est à regarder. Avant, dans la rue ou en balade à la campagne, j’avais tendance à courir d’un lieu à l’autre. Maintenant, j’essaie de voir ce qui m’entoure, je tourne autour des choses pour en mesurer tous les points de vue. Je me suis rendu compte que désormais je faisais ça, même lorsque je n’avais pas d’appareil photo dans les mains.
    Ces temps-ci, j’ai très envie d’essayer le mode manuel (j’ai fait quelques tentatives, mais un peu au jugé, pour voir), pour les raisons que tu suggères : connaître en profondeur les réglages et les limites de l’appareil.

    • Je te rejoins complètement sur l’apprentissage du regard: je remarque aussi combien j’ai évolué depuis que je fais de la photo, même quand je n’ai pas d’appareil. La réalité qui m’entoure a plus de substance, plus de poésie, je la déguste plus. C’est un bénéfice plein de richesse. Je t’encourage pleinement bien sûr à explorer le mode M, avec de très bons initiateurs comme j’en ai eu, c’est une source de richesse supplémentaire. J’attends l’accord de mon maître de stage pour donner les coordonnées de son site sur mon blog si cela vous intéresse.

  3. Intéressant article et discussion avec une très large préférence pour 20h04…
    Et si le mode zen était de ne pas prendre la photo?

  4. Je partage les avis précédents 😉 le regard est primordial ! Perso je travaille toujours en mode M (merci à mon copain Serge pour m’avoir « poussé » O_o un peu et pour ses conseils) , ce qui te permet d’avoir une palette de « styles photos » plus large , et souvent avec le trépied, même si la patience n’est pas une de mes vertus 😆 mais il faut dire que je ne me suis jamais essayé à la photo de rue 😕 j’ai une prédilection pour la pose longue 😉
    En tout cas jolie série surtout à 19h42 et 20h04 😀

    • ah bon? Tu as une prédilection pour la pose longue? 😉 😉 Hihihi… merci de ta contribution Danielle. Je suis étonnée que tu n’ai jamais essayé la photo de rue, surtout qu’habitant proche de Paris: tu as de quoi t’amuser!!! C’est une pratique que j’ai rapidement tenté et que j’affectionne, même si désormais que je vis dans une ville plus petite, c’est délicat… on croise vite quelqu’un qu’on connaît, et puis l’imprévu se croise moins que dans une grande ville. Ahhhh… je sais… c’est à cause de l’Urbex!!! C’est ça!!! 😉 (ah oui, moi j’ai du mal avec l’Urbex, je l’avoue. 😀 )

      • Je suis une grande timide 🙄 j’ai toujours beaucoup de retenue à prendre les gens en photo 😕 j’ai toujours l’impression de « violer », « voler » leur intimité, leur image… je ne suis pas du tout à l’aise 😳 et pourtant j’ai mon côté sombre, la preuve avec l’urbex :mrgreen: Bonne soirée Cécile.

  5. Bonjour, c’est intéressant ce récit de ton stage.
    Je suis moi, un tout vieux photographe qui a appris le peu qu’il sait « sur le tas » à force d’erreurs..
    C’est totalement vrai, il faut savoir comprendre la technique. IL faut savoir se servir du mode manuel. Mais.. et c’est un gros « mais ».. il faut se garder de laisser la technique « brider » la créativité, l’instinct.
    Je suis depuis pas mal de temps des photographes sur les blogs. Et je dois dire que souvent la technique, trop de technique est destructive. Souvent, des hommes, ceux qui sont des techniciens, sont capables de sortir des photos « parfaites » (comme ces beautés féminines dans les magazines) mais vides d’émotions.
    Au contraire, d’autres photographes laissent aller leur créativité sans se soucier de la technique et ce sont les photographes les plus créatifs (en grande majorité des femmes)
    Voilà, je sais pas si mon truc est bien expliqué. sinon, tu peux me contacter par mail..

    • Merci Dominique de ton passage et d’avoir pris le temps de donner ton avis, et merci de tes mises en garde. 🙂 Tu sais, en musique il existe le même débat, et j’avais d’ailleurs rédigé un premier article qui parlait plus en ce sens de cette opposition qui, pour moi, ne doit pas en être une. Après, tout le monde n’a pas le même lien à la beauté, à ce qui émeut. Il y aura toujours des gens pour hurler au moindre flou incontrôlé sans voir qu’il donnera un charme fou à l’image comme en musique certains crient au scandale au moindre son de Callas dès qu’elle vibre un peu trop alors qu’elle est en train de livrer ses tripes à nu. 🙂
      Je ne suis pas d’accord avec toi sur tout par contre et si je ne pense pas que trop de technique soit destructive, je pense par contre que la technique doit TOUJOURS être au service de l’émotion. C’est ce qui doit primer, toujours. Emouvoir. En tout cas, c’est ce que moi j’ai appris de mes longues études de musique et de mon métier de chanteuse lyrique.
      Pour moi, la notion de beauté est intimement liée à la l’émotion, et non à l’esthétisme, non à la notion de perfection de par mon parcours premier. 🙂

    • 😀 Je te répondrais car j’adore les débats, les interrogations, les espaces qui ouvrent à mieux définir notre propre vision de l’acte artistique et ici, donc, plutôt photographique: mais qu’est ce qu’une photo de rue parfaitement réussie? Une superbe composition? Un instant éphémère capté juste au bon moment? Réussir une photo est ce réaliser une photo « parfaite » d’un point de vue technique? Pour moi, bien sûr que non… 😉

      • En trois ans, j’ai réalisé, je pense, de bonnes photos et d’autres franchement « ratées ». J’ai vu des commentaires sur quelques unes de mes images qu’on ne se serait pas permis de faire à un photographe connu et reconnu. Je crois que la photographie (de rue, car je ne connais pas les autres) à une composante intime au photographe, dans le sens ou elle touche ses émotions; et on aime pas trop parler de ses émotions. Pendant toute ces années à photographier, à partager mes photos, à être actif dans les forums spécialisés et, surtout, regarder les photos de la grands Maîtres de la branche tels que Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, Robert Doisneau, Garry Winogrand, Eugene Smith, Saul Leiter, André Kertesz et j’en passe, mais aussi après avoir tergiversé pendant des heures sur le pourquoi du comment… j’en suis arrivé à la conclusion qu’une bonne photo est une photo qui procure des émotions. Point barre.

  6. Aaaaah le mode M … Mon préféré 🙂
    C’est comme ça que j’ai appris la photo il y a des années avec mon vieux boitier Minolta (je n’avais pas d’autres choix 😀 ) … Et depuis, je continue à l’utiliser la plupart du temps. Bref, j’utilise mon appareil de 2013 comme s’il datait de 1973 (exception faite de l’autofocus) 🙂 … Bon, ensuite, dès que mes photos, sont sur mon ordi, je redeviens un « homme moderne » … post-traitement … 😀
    Superbe rendu, sur tes photos ! … Je ne me suis pas encore mis au trépied … il le faudra un jour !

    • aaaah, tu es donc un adepte du mode M… comme Mathias! 😉 Merci de ton passage et de ta contribution à cet espace de discussion. Un rendu sans post-traitement: obtenu uniquement par réglages du boîtier et … grâce aux belles couleurs offertes ce soir-là par le ciel du Forez. Je dois dire que cette région où je suis venue vivre offre de très beaux ciels, sauf l’hiver quand il décide de bouder et d’être d’un blanc grisé qui ne bougera pas… 😉 Le trépied est une expérience intéressante. Bon, pour ma part, je vais voir si je l’emploie plus souvent… 😀

      • J’aime quand l’appareil peut rendre exactement l’image que mon oeil avait capturé ! Ça m’arrive parfois de travailler sur ces photos et au bout de quelque tentatives de modifications, j’en reviens à l’original qui rendait déjà parfaitement mon ressenti 🙂
        Attention, même un ciel grisé peut permettre de faire de très belles photos … Si si si ! Anne Jutras en parle justement dans son dernier billet, elle a de superbes exemples 🙂 (http://annejutras.com/5-excellentes-raisons-photographier-temps-gris/). Pour le trépied, faut voir … dans la nature cela peut-être pratique … mais pour la ville, je suis moins convaincu … j’ai pas trop envie d’avoir 1-2 kg à me trimballer (déjà que j’ai opté pour un hybride pour alléger le matériel photo, je ne vais pas m’encombrer d’un trépied) … mais bon, des fois, je me dis que j’aurais pu éviter quelques bougés (surtout en macro).

  7. Bonjour Cécile !

    J’arrive après un long débat à ce que je vois et je crois que le grain de sel que j’aurais pu apporter a déjà été souligné précédemment 🙂

    La technique c’est beurk, la technique ça tue la créativité, la technique c’est froid … que de fois ais-je entendu ça ! Pour ma part, je pense tout le contraire !! Elle est une porte ouverte sur la liberté !

    Tu as très bien fait de suivre ce stage car plus on connait et on intègre de technique, plus notre palette pour nous exprimer s’en trouve élargie.
    Je crois qu’il y a souvent confusion entre le rendu d’une photo, son esprit, et la technique utilisée. Pour faire un parallèle connu de tout le monde, Picasso est parvenu à sa période cubiste justement, précisément parce qu’il maîtrisait parfaitement la technique. Il n’y a qu’à voir ses première oeuvres, je pense que personne ne pourra douter de son savoir-faire. Mais il avait autre chose à communiquer et il s’est affranchi en partie de cette technique, il en a dépassé les frontières.
    Le fond du fond, on y revient toujours, c’est de donner ses tripes comme tu dis, c’est d’aller chercher notre propre vérité qui nous habite.

    Je serais par contre beaucoup plus nuancée sur ce que tu appelles la photographie « zen ». Je suis convaincue que tu as été parfaitement et autant à l’affut en prenant ta photo de paysage que si tu avais été en ville. Tu as observé au millimètre les changements de nuance, le mouvement des nuages, etc … et tu as déclenché à un moment qui te paraissait décisif, demandant la même attention, le même « réflexe » que si tu étais en ville, trépied, pas trépied, filtre, vitesse lente ou pas, etc ….. Et je crois que je serais d’accord avec Jérôme lorsqu’il dit que la photographie, ça consiste à ne pas prendre de photo. Parce qu’à mon sens, il y a dans la photographie une sorte de dramaturgie, cet instant que l’on fixe « pour l’éternité » sachant qu’il ne reviendra JAMAIS : de là nait une tension qui ne me semble pas compatible avec l’idée « zen » qui consisterait à être plutôt résigné (dans le bon sens du terme) et dans « l’acceptance » de ce qui passe, de se dépouiller du superflu.

    Bravo Cécile, je suis sûre que tu es dans la bonne direction et ô combien tu as raison de te poser toutes ces questions.

    • Bonsoir Laurence, comme je suis d’accord avec toi: la technique c’est la liberté!!
      J’aime ta façon de voir l’expérience zen: en fait il serait peut être beaucoup plus juste de parler alors d’un affût sur un mode lent, un affût d’imprégnation, inscrivant l’instant décisif alors dans un processus extrêmement conscient, alors qu’il me semble qu’il est plutôt inconscient (en partie en tout cas) lorsqu’on est sur un mode plus rapide.
      Après, je suis en partie d’accord avec toi sur cet état de tension. L’impermanence des moments, du temps est un fait, peut-on s’y confronter uniquement avec de la tension et donc une certaine violence? La photographie peut elle être justement un acte plein de douceur, comme un apprivoisement pour figer une situation qui, par essence même, finalement, continuera de nous échapper et d’évoluer. C’est peut être une très, très jolie manière d’apprivoiser l’impermanence…
      Merci pour tes mots et je me réjouis déjà de futurs échanges… 😉

      • Ah mais tension ne signifie forcément pas violence mais équilibre aussi 🙂
        Quant à l’imprégnation, je ne vois absolument pas non plus pourquoi elle serait réservée aux seules situations de calme, de lenteur.
        Je crois sincèrement que l’acte photographique ne peut pas se passer de cette volonté de faire quelque part violence à ce qu’on voit, ce qu’on observe, ce serait-ce que pour compenser l’absence des stimuli sensoriels qui permettent une véritable imprégnation du réel (odeurs, température, sons, mouvements, etc …).
        De plus, et ceci de manière beaucoup moins romantique, tu ne peux pas empêcher ton appareil photo de faire ce fameux « clic-clac » dont le son est si bref qu’il semble être une sorte de couperet. Remarque, peut-être que ce que je dis là n’est pas valable lorsque tu photographies avec un téléphone. Il faudrait peut-être tenter l’expérience.
        Non, plus j’y pense, plus je crois que lorsque nous réalisons une photo qui nous semble bonne, il y a en nous ce sentiment de victoire : nous avons réussi à soumettre le réel à notre volonté « esthétisante ». Au contraire, lorsque nous réalisons une photographie qui nous semble ratée, il y a indéniablement un sentiment de déception, d’échec. Cela revient à dire qu’il y a toujours un vainqueur et un vaincu, et pour moi, ceci est violent. Je rejoins donc décidément une fois encore Jérôme : il ne peut pas y avoir de photographie en mode zen.

        Bonne journée !!

  8. Super pour ton stage 🙂 On se sent plus libre lorsque l’on connaît bien son appareil photo! Pour en utiliser un nouveau depuis très peu de temps, je sais que ce n’est pas facile quand il y a encore des choses qui nous échappent.
    Tu as pu découvrir de nouvelles techniques, ce qui n’est pas toujours évident, parfois on se cantonne un peu à ce que l’on connaît déjà et on n’a pas toujours l’occasion de voir de nouvelles choses (ce qui est très certainement mon cas)!

    Concernant le débat technique/ art, les deux sont sans doute indispensables. Effectivement la technique seule donne des photo ennuyeuses même si on ne peut pas leur reprocher grand chose… si ce n’est l’absence d’émotion, je me suis faite cette réflexion à plusieurs reprises donc je serai assez d’accord avec P1xel. Pour ce qui est de la photo de rue, je pense aussi qu’on ne peut pas toujours l’analyser comme une n’importe quelle autre photo pour laquelle on aurait eu le temps de réfléchir à son cadrage, attendre une certaine lumière etc., et parfois tout va très vite.

    J’espère que tu nous montreras bientôt le fruit de tes autres expériences en mode manuel 😉

    • Merci Magali! C’est vrai que je me régale bien plus: c’est une sorte de redécouverte de mon matériel!! 😀 Certainement la photo de rue met en jeu de nombreuses connaissances (cadrage, composition notamment) de façon inconsciente car tout peut aller très vite.

      J’ai essayé pas mal de choses, là, en mode manuel… je suis plutôt contente de la porte que je viens d’entrouvrir. Pas impossible que je crée une nouvelle rubrique « en mode manuel »… 😉 à moins que je me contente de l’inscrire sous la photo. Je vais mûrir la décision… 😀

  9. Super intéressant de lire ton ressenti 🙂
    Ton ciel de 20h04 est superbe, t’as bien fait de l’attendre ce changement de couleurs.
    Je suis sûre que j’aurais encore des détails à apprendre de mon appareil. Quand je l’ai eu mon reflex, je l’attendais depuis si longtemps, j’ai tout fouiné dans tous les sens. Du coup, je sais comment m’en servir, quels réglages pour tel ou tel trucs, mais si on me demande, je saurais pas expliquer^^

  10. merci pour ce témoignage d’après stage. je ne me suis pas encore décidée à en faire un, mais mes limites d’autodidacte approchent alors… Enfin pour l’instant je suis à l’affût des bons conseils !

  11. Sur la photo de la série « jogging », j’aime beaucoup le dégradé de gris que réalise les montagnes en arrière-plan, c’est vraiment très esthétique.

    • Merci Asaline, et bienvenue. 🙂 Ces monts qui cernent la Plaine où je vis sont un délice à photographier; j’avoue qu’ils soient Monts du Soir, du Matin ou du Lyonnais, je les aime avec leurs silhouettes permanentes et toujours différentes. Et elles peuvent aisément offrir avec un peu de brume un faux d’estampes que j’adore. Je songe souvent d’ailleurs à quitter l’hybride pour un beau réflex pour gagner à les photographier.

  12. Jusqu’à présent, je n’ai pas eu besoin de suivre de cours de photo. Au début, en fait, ça aurait pu me servir mais je n’ai jamais vraiment cherché un cours en anglais sur Prague. À défaut, j’ai lu, me suis pas mal documenté, et ai continué de lire. Puis je me suis lancé. Ça doit être pour ça que je n’ai pas de « style » vraiment défini. Je ne suis pas « street », je ne suis pas « mariage », je ne suis pas « pose longue » ou « urbex » ou quelque autre étiquette que l’on puisse imaginer. Ma photographie, je la vois sans contraintes, sans prise de tête. Je l’ai bien vu avec ma multitude de projets photos à thèmes l’an dernier. C’est amusant, ça va bien un moment, mais au bout d’un moment, on finit par « se forcer » pour « faire ses devoirs » et « rendre sa copie dans les temps ». Ça m’a aidé à progresser niveau technique, quelque part. Comme le dit le dicton, c’est en forgeant…
    Mais en dehors de ça, j’ai une approche plus calme et spontanée (d’aucuns pourrait dire « tout et n’importe quoi »). J’en sais assez pour capturer ce que je vois, à peu près de la manière dont je le vois. Après, c’est surtout mon oeil qui traîne, qui s’entraîne, je muse et je m’amuse… Parce qu’au final, c’est ça l’essentiel: se faire plaisir dans ce qu’on fait 🙂

    • Il est évident que c’est un loisir qu’il convient avant tout de vivre comme il nous plaît. 🙂 Moi j’ai plaisir, peut être aussi car je suis prof dans la vie? à me remettre en position d’élève, d’apprenante. C’est une stimulation différente pour moi de celle des livres, j’aime l’échange qui naît de la rencontre pédagogique, toujours stimulant et énergisant. Mais en ce qui me concerne, les sources d’inspiration (ou pas!!!!) que j’ai, les sujets que je choisis ne sont pas issus des quelques très rares cours que j’ai pu prendre.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s