6. Noms propres

6. Noms propres: une transition : se saisir des noms propres associés au lieu initial, ce sont les noms de rues, mais aussi de lieux sociaux (écoles, piscine ou espaces culturels), voire de personnes (médecin, instituteurs), et associer une image texte à ces noms propres, se déformant l’un par l’autre.

Démarrer rue Charles Kaddouz, et, soudain, se souvenir d’avoir conduit des Ulysses au Parc Borély, enfant. Traverser ensuite Frais Vallon: ses voitures brûlées, ses poubelles lancées sagement posées dans des filets installés vers le bas des immeubles. Marseille a de nombreux visages, fort contrastés. Les noms des quartiers de la ville ne la racontent pas, ou plus, ou mal. Marseille reste ainsi fort mystérieuse. Et cependant… Le bottin mondain des quartiers de Marseille est un drôle de Bestiaire : on ne peut parler vraiment de félibrige et, non plus, de parler marseillais… néanmoins Menpenti, La Capelette, les Accates, le Racati et les Camoins ne peuvent se lire et se dire qu’avec cet accent qui chante. Tout comme: « l’Estaque-ville ou l’Estaque-plage? » lorsqu’on achète un billet de train, à la gare. Impossible de le dire en pointu. Question essentielle: le Panier fait il parti du bottin gourmand où l’on trouve : la Pomme, le Merlan, les Olives, La Treille? Sans nul doute, la Belle de Mai frime avec sa friche, et depuis que Renaud en a fait une chanson, elle se pavane. Belsunce et les Arnavaux boudent: ils ne font pas partie du très prisé et très représenté bottin catholique : Saint Barnabé, Saint Julien, Saint Jean du Désert, Saint Loup, Saint Tronc, Saint Charles, Saint Lazare, Saint Mauront, Saint Lambert, Saint Victor, Saint Pierre, Notre Dame du Mont, Sainte Anne, Saint Giniez, Sainte Marguerite, Vieille Chapelle, Saint Marcel, Saint Menet, Saint Jérôme, Saint Just, Saint Mitre, Saint Barthélémy, Sainte Marthe, Saint Joseph, Notre Dame Limite, Saint Antoine, Saint Louis, Saint André, Saint Henri. Près d’une trentaine de Saints veillent sur la ville, parrainés par la Bonne Mère: avec ça, l’OM n’a qu’à bien se tenir.

Et pour connaître les autre contributeurs et leurs propositions, c’est ici.

One Comment

  1. Marseille que je ne connais pas. Mais St-Loup me ramène à Pagnol et à l’avenue des Chartreux, à la voix merveilleuse de Jean-Pierre Darras dans La gloire de mon père…

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