Atelier d’écriture d’hiver : ça commence ici.

Alors voilà, j’hésitais et puis finalement je me suis lancée. Donc c’est reparti pour un Atelier d’écriture en hiver avec François Bon. Thématique : « En 4000 mots – Recherche sur la nouvelle « .

Première proposition : des images mentales.

Partir à la rencontre de trois images mentales, en trois paragraphes indépendants.

1.

Un arbre, à la fois droit, allant vers le ciel, et qui pourtant semble attiré vers le sol. Sur le bitume gris sombre des lignes blanches consécutives, larges, verticales. De part et d’autre de celles-ci des rebords qui emmènent sur des trottoirs. Au-dessus, des lignes horizontales noires, fines, et un peu courbes. Sans doute doivent-elles rejoindre quelque part un poteau de bois foncé, rond. Mais bien plus loin. Un peu partout, des volutes, des écharpes de brumes, brouillard ou nuages bien bas. Du silence, certainement. Et personne.

2.

La lampe sapin, allumée, semble avoir traversé la vitre. Comme pour rejoindre le réverbère de la rue. La nuit. Aux lumières immobiles répond l’ombre inquiétante et graphique des branches de l’arbre du jardin. L’ombre qui paraît être incrustée dans la vitre.

3.

Il y a un bar tabac, une librairie, l’hôtel de ville. Devant, la terrasse d’un restaurant : « Côté place ». Toutes les rues amènent ici. Au centre, des platanes et des oiseaux. Une femme à l’air revêche se dirige vers le restaurant, un petit chien en laisse à sa droite. Plus loin, debout, accueillant, un homme aux yeux ronds l’attend.

4.

Papiers collés, papiers pliés. Ci et là quelques mots surgissent sans pour autant que l’on puisse les lire pour autant. Des directions, des circonvolutions à ces pliures. Des tons poudrés. Sur les crêtes de ces reliefs les couleurs semblent presque noires. En haut à gauche, une montagne trône. Faite d’un seul trait. La couleur travaillée dans cette zone semble parler de vent, un vent qui explique le dénuement de cette dune. À la base, ici, au coin d’une pliure, on peut lire « c’était ».

5.

Deux globes de verre, d’un gris sale. Qui semblent collés sur un mur plutôt orangé. Un mur aux lignes nombreuses, qui descendent et coulent vers celui qui regarde. Contre-plongée. On remarque des lignes plus grandes et plus vastes sous les globes. Le ciel, étrange, tout en haut, d’un bleu magnifique. On ne voit que ces yeux, au regard vitreux, et qui semblent avoir pleuré.

Et pour lire les autres contributions, c’est ici.

À bientôt!

(Et sinon, pour ceux que cela intéresse, nous avons abouti le travail de cet été en un livre https://www.amazon.fr/vous-parlerai-dune-autre-nuit/dp/1791361986 )

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