Marche d’approche #2 : du dehors ? Une bien sombre histoire !

2. Toujours en un seul bloc. Un narrateur objectif, c’est le point de départ. Qui n’a pas le droit de se mêler de rien. Tension, conflit. Familial, ou pas. Pourquoi il y a mésentente, petits conflits, ou deux personnes qui ne se parlent plus. C’est à la fin du paragraphe que commencerait le roman. Et toujours un titre et le codicille.

La belle famille

Très rapidement, il a compris comment les choses allaient tourner. Mal, bien sûr. Lui, toujours si certain de ses incertitudes. Elle, si indifférente aux autres. Bien sûr que les choses ne tourneraient pas bien. Souvent il a pensé aux enfants, à l’inconfort pour eux de vivre entre ces rigidités cassantes. Quoique, cassantes n’était peut-être pas le bon qualificatif. Méprisantes lui semblait plus judicieux. Castratrices, certainement, aussi. Finalement l’incertain et l’indifférence à l’autre ont bâti des fosses communes constituées de demandes de prises en charges inversées inévitables. Que d’actions déléguées, évitées par les adultes. Pauvres petits. Ou plutôt, comme cela a dû être difficile, petits, pour ces enfants. Elle, suffisamment maline pour faire croire socialement qu’elle s’occupait bien de tous, qu’elle était une bonne épouse et une bonne mère de famille. Dans la réalité, combien de rejets de l’autre, de raisonnements justifiants pourquoi elle ne pouvait pas faire autrement que de laisser l’autre dans sa difficulté. En évitant soigneusement de les regarder, hein : sans regard sur eux bien sûr les autres ne se noient pas… Combien de mensonges pour éviter qu’elle ne soit trop repérée dans son égoïsme et sa méchanceté. Heureusement elle n’avait pas vraiment d’argent : elle aurait été franchement vicieuse sinon. Souvent, c’est ce qu’il s’était dit. En face, l’autre, un autre. L’élément masculin. Si peu sûr de lui qu’elle a pu le dresser aisément à l’être encore un peu plus, lui brouillant ainsi ses rares déductions, ses vagues tentatives de se mettre en action. Le mettant encore plus dans le flou : le fabriquant ainsi à être son parfait fantoche époux. Pauvres enfants. Combien ils ont dû être seuls, et comme cela a dû être difficile de se construire droit. Dans ce contexte, rien ne pouvait bien se passer une fois les enfants devenus adultes. Depuis si longtemps elle se sentait tellement au-dessus des autres, les roulant dans la farine quotidiennement. Elle se méfiait moins, voire pas. Ce fut là son erreur.

Ça a mariné longtemps, vraiment. Plusieurs idées qui ne m’inspiraient pas, au point que je finissais par me dire que j’allais renoncer. Sauf que ce n’est pas vraiment mon caractère. Finalement, je me suis dit que j’allais commencer par travailler une autre proposition. Et là, soudain, il émerge ce couple, si malsain que je me suis bien amusée à le décrire. Une évidence… qui entraînera fatalement une sombre histoire… que j’ignore totalement mais dont je pourrais tout à fait écrire une suite désormais !!!! Et voilà, l’écriture et son plaisir d’écrire est arrivé, fluide…

Et pour connaître les autres contributeurs et leurs propositions, c’est Ici.

À bientôt,

2 commentaires

  1. Dès les premières lignes, je sentais déjà une direction claire…

    1. Ça me fait plaisir de te lire : bonjour chère Caroline. Là j’essaye de me mettre à écrire la 6, et pffffioooou c’est dur ! En plus il fait hyper chaud… à bientôt

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