Réminiscence

Cachée Au milieu d’autres lettres du passé. Une statue à la fragile beauté, Qui m’évoque, de longues années après, Le baiser que nous n’avons jamais osé.   Un petit espace de poésie pour me manifester, et préfigurer, me préparer à l’arrivée de l’été qui me permettra je pense avec grand plaisir de pouvoir de nouveau participer à l’atelier de François Bon. Sinon côté photo, je devrais acquérir prochainement au moins un nouvel objectif photo: donc du neuf bientôt… 

Cheminement réflexif

On peut préparer en soi la réserve de paix nécessaire à une journée surchargée en arrangeant un vase de fleurs le matin, de même qu’en écrivant un poème ou en disant une prière. Ce qui importe, c’est de prêter un moment d’attention à sa vie intérieure. « Solitude face à la mer » Anne Morrow Lindberg Je pense à tous ceux qui vont devoir se reconstruire, à tous ceux qui les ont et vont les opérer, les écouter, les soigner, les prendre dans leur bras, les aider à pleurer, à se dire, à ceux qui pourront parler, à ceux qui vont agir,…

L’effet rétro (4): Food for clouds & abstraction

Je continue donc à vous faire découvrir les expérimentations que j’ai réalisé lors de ma promenade photographique et musicale, il y a déjà quelques temps maintenant. Parmi les essais que j’ai réalisé, voici 12 photos. Sur mon parcours ce jour-là, il y a eu ce moment où j’ai choisi de m’amuser avec la lumière, les reflets et les arbres jusqu’à perdre même l’idée de forme, de reconnaissance de ce qui est photographié. C’est une option de travail photographique que j’aime régulièrement réaliser, de fait. Là, je suis allée encore plus loin et bien sûr, ensuite j’ai post-traité les images pour leur…

L’effet rétro (3): Food for clouds & Lied an der Mond

Ce qui est magnifique dans la vie, c’est le contraste entre ce temps qui s’écoule, quotidien et répétitif malgré les beautés du matin, et puis tout d’un coup, hop, une surprise qui bouleverse tout. C’est ainsi que soudain, il y a deux jours arrive dans ma boîte aux lettres une enveloppe avec une écriture familière. L’écriture du magicien du bout du monde. Elle arrive juste au moment où j’en avais besoin. Et juste au moment où je voulais montrer mon regard sur les arbres. Alors voilà, je vais continuer de vous faire découvrir ce que j’ai créé lors de ma promenade…

L’effet rétro (2): Food for clouds

_  Je suis peut-être aussi un Prince? Qu’en savez-vous? _ Ou bien un mulet déguisé? Ou une carpe farcie? Ou un céleri-rave? Ou une bouteille de sirop contre la toux? Sans doute constituez-vous un trésor à vous tout seul! _ Vous n’en saurez rien, c’est un secret. Allons à l’hôtel, vous pourrez vous laver, car, soit dit sans vous vexer, vous ressemblez plutôt à une mendiante qu’à une princesse. La Princesse Angine – Roland Topor Me voilà donc partie la semaine dernière en vadrouille, avec mon formidable Olympus OM-D-10 et mon magique objectif russe. Et puis de la musique avec…

Coup de coeur

Avant de vous abreuver des photos que j’ai réalisé avec mon rétro, (à mon avis, vous allez friser l’overdose: c’est un tel compagnon de jeu, il me permet tellement d’expérimenter, une telle expressivité que vous avez pas fini d’en voir…), j’ai eu envie de vous faire connaître ce site pour lequel j’ai eu un énorme coup de coeur. http://www.deslettres.fr Il s’agit donc d’un site où l’on peut lire de belles lettres. J’avoue: le courrier, les lettres, en ce qui me concerne, c’est une passion. Si, bien sûr, je trouve que les mails sont très pratiques, les SMS sont aussi hyper…

Automne et rétro

Bonjour à tous, j’espère que chez vous le temps est plus sympathique qu’ici. Humidité, ciel blanc-gris, quand en plus on y ajoute les feuilles du marronnier à côté de la fenêtre qui s’enroulent avec une allure maladive, mi verts pâles, mi roux; c’est vraiment pas terrible pour avoir la pêche!! Mon vieux chat me signifie que l’automne est bien là, lui aussi. Il a mis le nez dehors, m’a regardé et est revenu illico dans la maison. Que voulez-vous, à 17 ans, (un âge quand même vénérable pour un chat), exposer ses vieux os à l’humidité, ce n’est plus tous les jours qu’on…

Lyon, un jour d’hiver.

Lyon, un jour d’hiver. Semi allongée sur le lit. Son profil d’homme se découpe sur la fenêtre. Le contre-jour efface les traits de son visage. Semi-apaisée, certes. Mais le silence de la pièce rend chaque détail plus perceptible. Un néon rouge, par intermittence éclaire cette chambre, anonyme. Au fond, encore derrière, tu remarque que la neige commence à tomber. Il te tourne le dos. Il lance la bouilloire pour faire une boisson chaude. Le petit bruit de l’eau qui chauffe envahi progressivement le silence et prend toute la place. La neige qui tombe, à l’extérieur et qui semble comme éteindre…

Crash

Le ciel de la nuit, d’un ébène sans avenir, toujours, à l’heure où l’insécurité devient trop lourde. Le ciel sombre, amer, pesant, même quand la douceur de la nuit affleure. Réminiscences. Macha et sa voix. Les sans-sommeil. Le parfum sordide de la confiance trahie. Fièvre de la terreur, sans aucune main pour caresser le front. L’instant du choc. Impact. La seconde exacte où l’inexprimable va naître. Les kilomètres de mots pour essayer de redevenir comme avant. L’impossibilité. La rage, froide, comme une maladie honteuse. Morsure. L’ incarcération involontaire, à l’âpreté lourde de conséquence. Le ciel de la nuit, d’un ébène…

Un parfum d’estragon

Le travail que vous allez découvrir, j’ai mis 15 ans à l’aboutir. J’écris un texte, une nuit. Et puis je trouve que ce texte ne reflète pas assez ce que je ressens en étant juste posé sur le papier. Je réalise un deuxième jet avec mon magnétophone et un CD de bruitages, en lisant le texte, un an plus tard. Mais là encore je ne suis pas satisfaite. Je vais alors voir un ami compositeur qui a un studio son en passant dans le Sud, et je lui demande de m’aider à concevoir le projet que j’ai dans ma tête.  Nous…

Petit matin

Partir au petit matin et traverser la ville. L’air est frais et pique un peu, juste comme il faut. Ne croiser presque personne, c’est encore le temps des vacances. Trop de commerces fermés, et puis à cette heure qui aime marcher dans la ville? Traverser le parc et évoquer tant de moments du passé, tant de moments passés à marcher avec un chien qu’on adorait. Le revoir si joyeux et si libre; le souvenir de son incroyable vitalité. Sa taille, parfaite, qui permettait de lui caresser la tête sans se baisser. Un chien ergonomique, en somme. Avoir arpenté la ville et…

Partir, revenir, peut être.

Sur le départ, pour quelques temps. Je sais qu’il y aura des bribes de textes qui vont se poser, se griffonner ci et là sur du papier, et des photos. Je ne sais pas encore, néanmoins, si cet espace d’échange va perdurer. Est-ce qu’il va simplement évoluer, ou se fermer totalement? Je ne sais pas trop encore. Je vais laisser le temps passer et m’aider à trouver, en moi, la réponse, et on verra. En attendant, je vous laisse avec ma dernière trouvaille musicale: Et un texte maison, écrit en juin: Petit matin sur le quai, Petit matin à la…

Le blog en sieste opératique (tique tique tique…) d’été

J’adore l’opéra. Il y coexiste drames, voix diverses, excès de sentiments… Et puis vous mourrez, agonisez pendant des heures. Une ou deux fois, il y a une quinzaine d’année maintenant, il m’est arrivée de décéder sur scène et j’ai adoré. Et puis il y a les fausses sorties. Cela agaçait terriblement ma grand tante qui me disait ne pas aimer aller à l’opéra à cause de cela. Je la réentends me dire « Tu comprends, les gens (entendez les chanteurs!!), ils chantent : je pars, je pars » Et de fait, ils ne partent pas, et cela m’agace. » Actuellement, j’avoue: je fais ma…

La sieste se poursuit

Bonjour, un passage rapide: je ne sais pas trop si mes publications vont pouvoir reprendre régulièrement malgré l’été qui s’annonce. Je fabrique pas mal de choses, en fait, je cogite et j’ai besoin de temps pour moi, pour cela, chez moi. Alors je passe brièvement  et rattraperai mon retard dès que possible sur vos pages que j’ai plaisir à suivre.  En attendant de reprendre une régularité de publication, je vous laisse avec quelques trésors: – un poème que j’offre à Danièle,  Les menhirs de Carnac Sont autant de poèmes Que le ciel et le vent Cherchent à se dédier Guillevic (1907-1997)…

Le blog refait dodo

Bonjour, force m’est de constater qu’actuellement il ne m’est pas possible de tenir mon blog, tout comme de suivre les vôtres d’ailleurs, car j’ai besoin de temps pour moi en dehors de mon travail. Aussi je vous laisse avec une belle musique et un texte amérindien que j’adore et je vous dis à bientôt. Il était une fois un homme et sa femme. Ils avaient une très belle petite fille qu’ils ne quittaient jamais des yeux. Vint un jour un ami de la famille qui demanda s’il pouvait emmener l’enfant jouer dehors. La mère accepta, mais demanda à l’ami de…

De toi à moi: 9. These foolish Things

Mon amie, un papillon est posé sur la vitre et me ravit quand il danse. Ils se font plus rares, hélas, mais sa présence me parle du printemps. Et puis je ne sais pas, dans ma maison, rarement les papillons s’égarent; j’aime y lire comme un signe, mieux encore, comme un signe d’évolution. C’est du neuf, du vivant, du léger et du beau cependant qui arrive et s’installe chez moi.  A cigarette that bears a lipstick’s traces, An airline ticket to romantic places, And still my heart has wings… These foolish things remind me of you. Plus le temps passe, plus…

La balade musicale (2)

Et nous voilà donc partis pour poursuivre la balade! Vous rappelez vous? Je vous avais laissé alors que le soleil faisait son timide…  Entre temps, j’ai goûté au Miam salé, bio et goûteux; une pause et nous voilà reparti. On croise une guitare électrique qui, magique, joue, certainement branchée sur la force tellurique du parcours… Et voilà que nous arrivons à l’installation de Fabienne Chemin et de sa musicienne, Marie Rubens. Fabienne dessine, derrière sa toile, et j’ai aimé voir arriver le dessin comme une apparition magique, sans que l’on voit la peintre. Mais voilà:il faut bien repartir. Et bientôt,…

La balade musicale (1)

Depuis un petit moment que je fréquente le web, les réseaux sociaux et leur vie artistique, je suis avec attention Fabienne Chemin qui est une artiste que j’apprécie. Et voilà que je découvre l’an dernier qu’elle participe à une « Balade musicale », un concept qui ne pouvait que me plaire: nature, musique et autres curiosités, si je puis dire. Et si l’année dernière je n’ai pas pu être de balade, cette année tout allait bien, pas de concert me concernant lors de la journée de la promenade. Me voilà donc qui vais vous présenter le parcours enchanté que j’ai effectué dimanche…

L’inattendu

La surprise de toi. Bien plus tard, Ta main, délicate, Qui enlève un quelque chose, Un presque rien de mon blouson. Comme une vieille ombre qui s’efface, Un chagrin oublié que tu chasses. Le silence souple qui scintille, Teinté d’un subtil regret de se quitter. Et l’intimité qui finement se déploie Par ce simple geste délicat de ta main sur moi.