7. Là tout auprès mais

7. Là tout auprès mais: pas besoin que ça ait été détruit, juste qu’on sait que c’est là tout auprès, mais qu’on a totalement perdu le chemin pour y retourner Marseille est à la fois un endroit de rupture et de continuité pour elle. Il y a le poids de la famille qui vit dans la ville depuis plusieurs générations, ce lieu auquel on essaye de l’attacher mais d’où pourtant on l’arrachera. Marseille est certes la ville où elle est née, mais surtout pour elle une ville de vacances quand elle rend visite aux grands-parents —aussi au reste de la famille—…

6. Noms propres

6. Noms propres: une transition : se saisir des noms propres associés au lieu initial, ce sont les noms de rues, mais aussi de lieux sociaux (écoles, piscine ou espaces culturels), voire de personnes (médecin, instituteurs), et associer une image texte à ces noms propres, se déformant l’un par l’autre. Démarrer rue Charles Kaddouz, et, soudain, se souvenir d’avoir conduit des Ulysses au Parc Borély, enfant. Traverser ensuite Frais Vallon: ses voitures brûlées, ses poubelles lancées sagement posées dans des filets installés vers le bas des immeubles. Marseille a de nombreux visages, fort contrastés. Les noms des quartiers de la…

5. B-roll

5. B-roll: où comment l’art des détails de tout ce qu’on ne remarque pas peut conférer au lieu de départ sa poétique et sa présence…  Promenade au jardin, maison posée presqu’en son centre. Ici, la ville semble loin. Quand on se dirige vers la maison, on ne voit pas immédiatement la porte d’entrée: toute en bois, avec des rectangles à facettes, comme des petits toits. En face de cette partie de la terrasse et de la porte, des noisetiers. Un jour de jardinage, deux yeux dans la terre s’ouvriront soudain car les crapauds s’enterrent pour passer l’hiver. Là, le mur s’effrite,…

4. S’éloigner

4. S’éloigner: et si on était projeté, mais toujours en regardant ce même point, loin vers l’arrière, ou n’importe quelle autre direction, et qu’on verrait de bien plus loin tous ces éléments restés dans le souvenir (et uniquement par ce qu’on en retrouve mentalement) Depuis le pays des Verts, si vert, on ne voit pas la maison, ni son jardin. Loin, les roses trémières de celui-ci. Plus loin encore le Stade Vélodrome. Si loin les mouettes rieuses, le mistral, le bleu de la mer où l’on peut s’user les yeux. Parti le rocher blanc rude et austère des calanques, la pizzeria…

3. Se retourner

3. Se retourner: toujours en prenant ce point spatial d’ancrage d’un narrateur qui revient (1ère proposition), et le passage à la description visuelle (2ème description), et si on regardait ce qu’il y a dans le dos du narrateur ? derrière, ou sur les côtés ? toujours dans l’idée de solidifier le territoire qui peu à peu devient fiction Derrière elle il y a le presque similaire, le presqu’identique de cette rue. Derrière, si elle tourne sur elle-même, elle se retrouve alors face à un autre mur. Mais à force d’observer, de tourner un peu la tête, elle remarque que quelquefois…

2. Image

2. Image: à nouveau cette problématique du retour, quel que soit le lieu qui provoque cette intensité de souvenir ou d’émotion, mais on gomme le narrateur, on ne retient que l’image fixe devant soi, si possible sous forme d’un paragraphe monobloc. Une grande rue, et de nombreux murs. Multiples rappels de ces fermetures à l’étranger, à l’autre? Un mur rose, un mur crème, un mur blanc, un crépi, un haut, un pas trop bas, un bien entretenu, un sale, un médiocre, un joli. Une double circulation, des trottoirs assez larges. Pas grand monde dessus. Voire même personne, en fait. Des…

1. Revenir

Et voilà! Nous partons donc pour l’atelier d’écriture de cet été sur « construire une ville avec des mots ». Et voici donc la proposition de ce premier exercice: Revenir: se concentrer mentalement sur une idée très simple : je reviens dans un lieu quitté il y a longtemps, mais chacun a un nombre très limité de ces lieux susceptibles de provoquer cette sensation – les lister – puis traiter de ce retour, mais impérativement à la 3ème personne. Le premier épisode de cet atelier d’été est écrit! Bonne lecture et à bientôt! Quand elle était revenu la première chose qu’elle avait vu…

Promenade à l’Ecopôle du Forez (2)

Et me voilà de retour pour la suite de la promenade. Grand plaisir d’attraper des reflets. Voire même de les renverser! Plaisir de jouer à photographier les fleurs. Mais j’ai eu plaisir à toujours revenir aux arbres, ce jour-là. Enfin, je suis arrivée au bout du sentier que j’avais décidé de faire ce jour-là. Et je repars dans l’autre sens. Je me suis amusée à photographier l’ombre des murs ouverts pour observer la faune sauvage plutôt qu’au travers de ceux-ci. Finalement une toile d’araignée a attiré mon attention dans un site d’observation. Pour terminer, j’ai croisé des Iris d’eau… Et…

Promenade à l’Ecopôle du Forez (1)

J’aime beaucoup aller me promener à l’Ecopôle du Forez. Pour ceux qui ne sont pas du coin, il s’agit d’un site qui a été réaménagé et qui abrite la plus grande réserve ornithologique de la région Rhônes-Alpes (à lire ici ). Il est situé en bord de Loire et il y a des sentiers pour s’y promener. Justement, samedi dernier, il faisait beau, et en fin de journée j’ai eu le désir d’allier plaisir de la promenade et de la photo. Me voilà donc partie avec mon fidèle OMD-10 et mon objectif 20mm…. Je vous mets la musique adéquate pour cette…

Moments sous la pluie

Cet hiver j’ai acheté un imperméable pour mon OMD-10: une sorte de grande manche en plastique transparent avec un trou dans lequel on peut mettre le viseur, et un lien devant pour faire une fronce qui fait le tour de l’objectif. En effet, je vis quand même dans une région où il pleut, et j’avais décidé que cela ne m’arrêterait plus pour faire de la photo. Mais je n’avais pas encore eu pris le temps de l’essayer. C’est chose faite ce jour où après une matinée plutôt ensoleillée, le temps a bien viré. Je l’ai testé dans le jardin, tout simplement. Bon,…

Bilan de mon 365: suite, 2ème partie.

Et voici donc la suite du bilan de mon 365. Comme je vous le disais précédemment, j’ai pu noter l’émergence au sein de ce projet de sujets récurrents. Certains sont arrivés par la récurrence de mes habitudes du quotidien, d’autres non. Ainsi, bien entendu, dans mes habitudes du quotidien, il y a le marché du samedi! J’ai pu constater que je l’avais souvent traité en noir et blanc d’ailleurs. De même, en sujet récurrent, il y a les ombres, sujet que j’apprécie et qui offre de nombreuses possibilités expressives. Enfin, il y a les photos que je n’aurai jamais prises…

Bilan de mon 365: 1ère partie

Et voilà! Ce projet qui m’a accompagné pendant un an est désormais terminé. Comme promis, je viens vous en faire le bilan. C’est certain, ce projet a permis de relancer ma créativité, d’accoucher de certaines idées photographiques qui me trottaient dans la tête de façon floues, indéterminées. De par son exigence journalière, il m’a obligé à quitter certaines de mes zones de confort et particulièrement deux d’entre elles: sortir faire des photos lorsque je suis inspirée aller faire des photos dans des lieux qui sont différents de mon quotidien et donc stimulent mon envie de faire de la photo. Dans…

Jeux d’ombres, étang de Savigneux.

Depuis longtemps je voulais refaire un article sur les ombres: j’aime beaucoup cela, mais c’était l’hiver… Aussi, quand il y a 15 jours je suis allée marcher tranquillement à l’étang de Savigneux, et bien au vu du soleil superbe qu’il y avait, assez vite j’ai changé mon fusil d’épaule, et je suis passée de « marcher tranquille » à « en mode photo ». Il y avait beaucoup de vent également, et cela donnait du coup des ambiances fort différentes de d’habitude. Voilà quelques moments volés et choisis, accompagnés en musique. Voilà, je finis mon 365 lundi prochain. Aussi, dès le mardi suivant, vous…

Au travers d’une bouteille

Et oui: je me suis bien amusée avec mon arbre de Noël, et voilà que j’ai débuté l’an 2018 en m’amusant à faire des photos une bouteille collée devant l’objectif. J’aime personnellement beaucoup l’ambiance que cela donne. Est ce que cela vous plaira? À découvrir en écoutant cela: J’en profite pour vous signaler que désormais mes Carnets d’Imaginaires ont une parution hebdomadaire. À la semaine prochaine!