De retour!

Bonjour à tous, Et non, le blog n’est pas mort. Mais terminer la proposition 45 afin de pouvoir arriver à la publication du livre de l’Atelier d’été était important pour moi, et cela m’a pris du temps. Et puis il y a la vie en dehors du net. Aussi, il y a eu une pause ici. Mais me voilà de retour!  Avec un projet en germe dans la tête en plus pour décembre… Et suffisamment avancé pour que je me manifeste. Donc je vous laisse avec une photo de cet été que j’aime bien, et je vous dis à très…

44. Livres enfouis

Cette proposition sera la dernière publiée sur le blog. De fait, il existe une proposition 45 sur laquelle je travaille actuellement. Elle est réalisée par ceux qui souhaitent arriver à cette aventure formidable qui est celle de participer à l’édition d’un livre issu de cet Atelier. Que dire en conclusion de cette aventure… Elle m’a beaucoup stimulée, m’a permis de retrouver ce grand plaisir que j’éprouve à écrire. Elle m’a demandé également d’être extrêmement organisée afin de pouvoir être très régulière pour prendre ce temps. Je regarde la ville, les espaces urbains de façon différente, et cela m’a fait du…

43. Frontière close & ouverte

43. phrase clé : ce qu’il vous resterait à écrire –- à la fois comme une coda ou un prolongement vers le livre possible, mais surtout parce qu’en nommant ce qui n’a pas été écrit on remultiplie les échos intérieurs dans la limite même que constitue le texte déjà écrit Bien sûr, on pourrait parler encore si longtemps de Marseille et de ce qui n’a pas été. Évoquer la mer et puis ce qui aurait pu être. Écrire sur la perte, sur les rochers blancs, sur ce qui est mort là-bas. Décrire des pins. Pleurer sur ce qui a été détruit….

42. Interstices

42. chacun.e a construit par accumulation de facettes un texte long et complexe, mais qui peu à peu prend sa voix et son chemin propre, maintenant on tente de relier par des textes les propositions disjointes Entre la proposition 10 et 11: Car là-bas, dans la cité, il y a les appartements de la rue Saint-Pierre et il y a bien sûr dans le douzième, la maison au jardin. Il y a tout ce qui parle d’avant, puis de demain. De moments de l’enfance, de pendant les vacances, de ceux qui passent la voir quand elle vit à Marseille, de ceux…

41. Entre doubles crochets

41. sur une de vos précédentes contributions, travail d’expansion interne, façon W de Georges Perec Travail réalisé sur la proposition 1 : Quand elle était revenue, la première chose qu’elle avait vu c’était ce mur. [[ Lisse, neuf, et d’un rose discret. ]]  Sur le côté du chemin. À gauche. Il y avait désormais un mur. Voilà. La maison était désormais fermée au regard, protégée, [[ entourée. ]] C’est ce que cela lui évoquait, [[ ce mur enduit d’un rôle pâle. Cette protection, ]] cette transformation qu’elle avait [[ tant ]] espéré pouvoir réaliser à l’époque. Et puis étaient venues les questions…

40. Limite

40. Trouver un endroit, même minuscule, qui symbolise exactement les confins de la ville — le faire exister comme s’il la contenait toute Être les pieds dans l’eau, dans la mer, avancer tout droit devant, vers l’horizon. L’eau arrive à la cheville. Sous les pieds le sable est ondulé, c’est à la fois agréable et un peu désagréable. Il faut marcher pas mal pour essayer d’avoir une progression concrète, et que l’eau soit un peu plus haut sur le corps, vers le genou, voire un peu au-dessus. Se retourner alors et regarder la plage. Observer. Beaucoup de gens. Certains sont…

39. Chantier

39. Exercice libre, en pensant à Julien Gracq évoquant le trou d’avant la construction de Beaubourg : le réel dans l’instant de sa transformation, image d’un chantier Un jour, elle s’est rendu compte que le U au coin de la rue Vitalis et de la rue Saint Pierre était fermé. Avec cette fermeture, elle a pensé aussi à la disparition des consignes de limonades. Et pourtant, cela faisait bien longtemps qu’il n’était plus question de consignes. Et pourtant, le U était fermé depuis des lustres. Mais là, étrangement, bien que les moeurs aient changé depuis des années, qu’un Super U…

38.Jamais dire jamais

38. en adieu à Cendrars, depuis son texte programmatique « le roman que je n’ai jamais écrit », 10 à 15 titres ou résumés en 2 lignes de livres possibles (ou pas) sur la ville dont vous parlez Ce serait bien d’avoir une place sur un meuble, par exemple dans la maison au jardin. À cet endroit il y aurait un grand pot de céramique blanche, d’un blanc pas trop éclatant, tirant vers le crème, faisant un peu asiatique, mystérieux, avec quelques lignes ci et là sur la surface du couvercle, mais à peine, un pot si simple qu’il pourrait presque…

37. Enfilades

37. à partir de Blaise Cendrars, traversée continue de la ville par les intérieurs Laisser voler son regard au-dessus de la ville, comme si on était un gabian rieur. Tourner, virer, frémir du plaisir du vent, découvrir et rêver. Là une cuisine où s’empilent les assiettes sales, grandes et petites, d’un repas d’amis de la veille. Trop de verres sur la table, certains encore avec un peu de liquide rouge dedans. Du pain coupé dans une panière, sèche, oublié. Un livre à la couverture jaune caché derrière des serviettes entassées, en désordre. On arrive à lire « çale », « boul » et « sel » sur…

36. Du lointain

36.  on reprend à nouveau par copier/coller le texte de la 34, mais on le réécrit comme s’il s’agissait d’un « pays lointain » (Michaux), d’une ville totalement inconnue ou rêvée : ça change quoi, alors, au texte ? C’est comme un sandwich: Autoroute Nord, des quartiers, et autoroute du Littoral de l’autre côté. Au coeur du sandwich : la carrière de Saint Antoine et sa tuilerie. Imaginaire de poudre orange, d’ondulations pour les toits, de traditions de savoir-faire et métiers de Provence. Un espace d’une autre époque qui est devenu un grand parc. Le plus grand espace vert dans…

35. Anticipation mais pas trop

35. Reprendre par copier/coller le texte précédent, mais le décaler un tout petit peu en avant dans le temps, le moins possible ! Le Nord de la ville est toujours un sandwich: Autoroute Nord, des espaces urbains, et autoroute du Littoral de l’autre côté. Au coeur du sandwich : « le Grand Littoral ». Toujours le plus grand centre commercial de la région PACA. Des défauts de construction et quelques fissures sont apparus dans le gigantesque Carrefour. Il y a même un endroit où le terrain est instable. Un restaurant rapide de Tacos a rejoint MacDo, BurgerKing et les autres. Des boutiques…

34. Nord Sud Est Ouest

34. une demande extrêmement précise : 4 x 20’, pas plus d’1 texte par jour, sur chacun des points cardinaux de la ville, pour une carte pragmatique, à partir du texte de Cendrars sur les photos de Doisneau C’est comme un sandwich: Autoroute Nord, des quartiers, et autoroute du Littoral de l’autre côté. Au coeur du sandwich : la carrière de Saint Antoine et sa tuilerie. Imaginaire de poudre orange, d’ondulations pour les toits, de traditions de savoir-faire et métiers de Provence. Un espace d’une autre époque qui est devenu « le Grand Littoral ». Le plus grand centre commercial de la région…

33. Transactions

33. souffler la pierre et le ciment, pour une accumulation de tous les gestes, métiers, chantiers, actions, échanges Elle est contente d’être à la Plaine un jour de marché. Retrouve cette ambiance propre à ici, qui lui parle aussi de tant de moments ; se rappelle entre autre les économies gardées pour le plaisir de marchander, l’été, un bijou à quelque vendeur africain lorsqu’elle était adolescente pour elle et pour ses amies. Ici tout se vend. C’est comme une sorte de grande surface découpée et étalée sur l’ensemble de la place, avec de nombreux marchands de styles différents. Elle promène son…

32. Ciels ma ville!

32. et il n’y aurait rien à écrire des ciels de votre propre ville en construction ? La ville s’ouvre et se referme sur du bleu. Bleu à l’âme et bleus du coeur, azur saignant. Goutte à goutte de chagrin qui tombe parfois des nues. Ciel hautain, moqueur, indifférent. La ville est sans concession, explose et rayonne sous cet azur résistant aux nuages, si souvent. Ombres qui se découpent au sol en réponse aux droites qui jaillissent de celui-ci. Fenêtres mi-fermées où l’on croise ce bleu rieur et moqueur. Réponse au firmament par la mer. La grande bleue. Presqu’un décor, ce…

31. Calvino et les morts

31. non pas mimer les allégories que déploie Calvino, mais s’en appuyer comme d’une autorisation mentale à explorer ce qu’on sait, soi-même, de la mort dans ce lieu qu’on bâtit En surimpression de la ville se promènent toujours un peu les disparus. Leurs silhouettes et leurs sourires. Leurs mots silencieux. Des partages. Si les transformations diverses de la ville gomment un peu cela avec le temps qui passe, les objets ci et là les racontent et les font revivre. Point trop n’en faut non plus: les vivants ne sont pas fait pour vivre avec les morts et le poids de l’héritage…

Saint Etienne au miroir (fin)

  Bon, me voilà de retour avec l’expérimentation que j’ai réalisé la semaine dernière avec mon miroir de poche, expérimentation qui permettait de montrer le devant et un angle arrière simultanément du même endroit. Merci à ceux qui ont pris le temps d’écrire: je suis contente que vous ayez trouvé cette idée intéressante et j’ai apprécié vos retours qui donnent de l’ancrage à mes idées. J’ai expérimenté diverses situations, voici donc les suivantes. À écouter avec cela: (oui, j’ai changé de style de musique, histoire de changer un peu l’atmosphère… 😉 ) Voilà, c’est la fin de cette expérimentation: elle…

Saint Etienne au miroir (1)

Allez, je profite que ma proposition 23 de l’atelier d’écriture d’été marine et s’écrit un peu plus lentement pour vous livrer d’abord quelques photos réalisées hier à Saint Etienne. C’était très intéressant de me retrouver en ville, en milieu urbain, après toutes ces propositions d’écritures travaillées régulièrement depuis un mois sur la ville, même si ce n’est pas sur celle de Saint Etienne. Je sentais que mon oeil était différent, sensible à d’autres choses, d’autres atmosphères. Et voilà que j’ai eu envie de montrer ce que je voyais et ce qui était derrière ce qui attirait mon attention en même…