Entracte #10 : au cinéma, sans histoire

Construire un récit avec cinéma, tournage, salle, projection… y intégrer volontairement ce qu’appris dans les 9 exercices précédents. S’empêcher de toute construction d’histoire. Tenir lieux, personnages, durées, objets dans une attente, un suspens. Penser par exemple aux toiles d’Hopper sur les intérieurs/extérieurs du cinéma. Traverser sa petite histoire de cinéma. Avant, les photos. Au sol, entre le bitume et le mur, un brin d’herbe. Un peu plus loin, une tige avec un bourgeon. Anonyme, on ne sait trop encore quelle fleur s’en dévoilera. Le mur est recouvert d’un enduit blanc, à tendance grisâtre. D’étranges figures émergent des tâches et des…

Ouverture #4 : seul, ton doux ton dur

4. Écrire comme en deux variations, l’une douce, l’autre dure. Prendre un thème, une figure qui soit un archétype, une constante. Un personnage seul livré à sa méditation intérieure par exemple. Codicille et titre. « Je reconnais tous les pays les yeux fermés à leur odeur Et je reconnais tous les trains au bruit qu’ils font » Blaise Cendrars Take the « A » train Train doux Seule, elle sourit aux lignes ; ces lignes qui filent, défilent, s’effilochent. Elle ne sait trop quand elles commencent ni se terminent. Quelquefois un arbre transparaît puis se dissipe. Ou une maison. Ou…

Ouverture #3 : en long en bref mais quitter la ville

3. Toujours un paragraphe bloc. Écrire la même histoire mais selon deux approches distinctes. L’une selon le pacte du roman, l’autre selon le pacte de la nouvelle. Et codicille. L’instant décisif Format roman. Ce fut un matin qui resta pour Hortense un des plus grand moment de sa vie. Ou peut-être était-ce un soir, en fait. Mais ce fut de toute façon un moment crucial pour elle. La décision de quitter la ville fut immédiate, impérieuse, définitive. Sans retour. Elle a semblé éclore subitement. Mais en fait bien sûr, cela faisait des semaines que cela travaillait dans les sous-sols de…